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Ciné-histoire: Rétrospective Luchino Visconti

dimanche, 8 mars, 2026todimanche, 29 mars, 2026
Cinéma du Musée - 1379-A rue Sherbrooke Ouest , Montréal

Luchino Visconti, comte de Modrone, mort il y aura tout juste cinquante ans le 17 mars, à l'âge de 70 ans, fut un illustre metteur en scène de théâtre et d'opéra, et l'un des plus importants réalisateurs du cinéma européen d’après-guerre, lui dont film Ossessione (Les Amants diaboliques) lança dès 1943 le mouvement néoréaliste. Ce descendant de l'aristocratie princière milanaise, qui jeune se passionnait pour les chevaux de course — il dira plus tard que le dressage des pur-sang lui avait appris la direction d'acteurs —, partit en 1932 pour Paris, où il fréquenta notamment Cocteau, Dali, Giacometti, Coco Chanel et Renoir, qui l'initia au cinéma et le prit pour assistant-réalisateur (Les Bas-fonds, Partie de campagne, 1936) ; il y rencontra aussi des réfugiés italiens, militants de gauche au contact desquels ses convictions politiques se formèrent. Surnommé le comte rouge, il devint compagnon de route du parti communiste italien. Avec La terra trema (La terre tremble, 1948), mais aussi Bellissima (1951) et Rocco e suoi fratelli (Rocco et ses frères, 1960), il signe des films dénonçant les inégalités sociales, que suivront, dans sa seconde période, des fresques historiques consacrées au déclin de la noblesse et de la grande bourgeoisie dont il était issu.

Ce sont quatre chefs-d'œuvre de cette époque que le Ciné-histoire, en marge de son cycle sur l'âge d'or du film noir, a choisis pour souligner le cinquantième anniversaire de la mort du réalisateur. Un premier programme double réunira les deux films de Visconti dans lesquels Burt Lancaster joue le rôle principal : Il Gattopardo (Le Guépard, 1963), tiré du roman de Lampedusa, relate du point de vue du prince Salina, l'arrivée en Sicile des partisans de Garibaldi et la transition, au milieu du XIXe siècle, entre l'ordre ancien et l'Italie libérale du Risorgimento ; Gruppo di famiglia in un interno(Violence et passion, 1974), ouvertement autobiographique, met face à face un noble vieillissant, esthète reclus dans un appartement décrépit, et un groupe vulgaire et clinquant dont l'installation à l'étage supérieur vient troubler sa quiétude. Un second dyptique, tiré de ce qu'il est convenu d'appeler la Trilogie allemande, présentera La caduta degli dei (Les Damnés, 1969) et Morte a Venezia (Mort à Venise, 1971), mettant tous deux en vedette Dirk Bogarde. Le premier retrace la prise de contrôle par le parti nazi, à l'époque de la nuit des Longs Couteaux (1934), des aciéries von Essenbeck, à travers une tragédie digne des Atrides ; quant au second, tiré d'une nouvelle de Thomas Mann, il met en scène un compositeur allemand obsédé par la pureté, qui découvre dans une Venise en proie au choléra, l'attrait irrépressible et morbide qu'exerce sur lui la beauté angélique d'un adolescent.

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