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Nouvelles

Vient de paraître : « L’utopie de l’écriture inclusive » d'Arnaud Bernadet

±Ê³Ü²ú±ô¾±Ã©: 9 February 2026

À l’automne 2025, le gouvernement du Québec interdisait dans l’administration publique l’usage des mots émergents, « iel », « toustes », « celleux », et des doublets abrégés, « agent·e·s », « administrateur/trice ». Il prenait ainsi position, tardivement, dans la controverse sur l’écriture inclusive qui avait occupé la décennie précédente. Loin d’être terminées, les discussions à ce sujet se sont quelque peu apaisées. Il est temps aujourd’hui de dresser un bilan des pratiques et des expérimentations, d’en considérer de manière réaliste les impasses comme les solutions. Que penser de la féminisation des titres et des fonctions, des point médian, barre oblique et autres néologismes, « froeur », « lectaire » ou « candidade » ? La question n’est pas exclusivement technique. Elle est d’abord politique. Le regard que l’écriture inclusive porte sur la langue est en même temps un regard sur la société et la culture. C’est pourquoi elle a tant contribué à polariser le débat entre les prétendants à un idiome égalitaire qui entendent réformer le vocabulaire et la grammaire, et les opposants qui l’estiment incompatible avec leur liberté de locuteurs, y voyant une entreprise normative voire coercitive. Un idéal de justice anime pourtant l’écriture inclusive. Comment articuler la langue et la politique de la reconnaissance ( des minorités culturelles et sexuelles en particulier ) ? C’est à comprendre cette utopie qu’est consacré ce livre. Il s’adresse aussi bien aux militants qu’à leurs adversaires, plus largement aux amoureux de la langue française, qui demeure notre bien commun à tous.

Arnaud Bernadet, L'utopie de l'écriture inclusive, éditions Liber, 2026.

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