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Des pistes concrètes pour favoriser l’activité physique chez les jeunes autistes

« Il est possible de concevoir des programmes d’activité physique en misant sur les aptitudes et les préférences des jeunes autistes, au lieu d’axer l’intervention sur leurs difficultés »
Children playing outside, with balls and cones
Image par Getty images.
±Ê³Ü²ú±ô¾±Ã©: 17 February 2026

Pour encourager l’activité physique chez les enfants et les adolescents autistes, il faut notamment proposer des programmes stables, mettre les familles dans le coup et offrir un milieu sécurisant et adapté sur le plan sensoriel.

C’est ce qui ressort d’une nouvelle étude ayant permis de recenser 95 « facteurs facilitants » à partir d’une analyse de travaux publiés sur le sujet. Les jeunes autistes sont moins actifs physiquement que leurs pairs qui, déjà, ne bougent pas suffisamment, font observer les chercheurs. Pourtant, l’activité physique pourrait agir favorablement sur leur santé physique, sociale et émotionnelle, ajoutent-ils.

Les chercheurs ont choisi d’adopter une perspective axée sur les points forts plutôt que sur les points faibles.

« Ainsi, l’activité physique n’est plus perçue comme une difficulté à surmonter, mais bien comme une occasion pour les enfants et les adolescents autistes de s’amuser, de tisser des liens et de bâtir sa confiance en soi », explique Mathieu Michaud, doctorant en kinésiologie et coauteur de l’article.

« Cette étude fournit des leviers d’action concrets aux familles, aux milieux scolaire et sportif, et aux organismes communautaires. Elle montre, par exemple, qu’il est possible de concevoir des programmes d’activité physique en misant sur les aptitudes et les préférences des jeunes autistes, au lieu d’axer l’intervention sur leurs difficultés », poursuit le doctorant.

Une cartographie complète de la recherche

³¢â€™Ã©t³Ü»å±ð a été menée par le Laboratoire d’activité physique Choix en habiletés, action, motivation, pédagogie et santé (CHAMPS), dirigé par le professeur William James Harvey, également coauteur de l’article.

Les chercheurs ont procédé à une cartographie systématique des travaux publiés sur le sujet en consultant six grandes bases de données. Ils ont examiné près de 20 000 publications pour retenir, puis analyser, 43 études répondant aux critères d’inclusion.

Ils ont retenu 95 facteurs facilitants, qu’ils ont répartis en six catégories (en fonction d’un cadre établi de promotion de la santé) : individu, famille, société, milieu physique, établissements, communauté et politiques publiques.

Des programmes stables et des milieux sécurisants

À l’échelle individuelle, l’analyse révèle que les jeunes autistes sont plus portés à bouger lorsqu’ils ont l’impression que les mouvements requis correspondent à leurs capacités, ou encore lorsque l’activité leur est familière et s’inscrit dans un cadre ludique.

Parmi les autres facteurs favorables, dits « facilitants », notons la présence de pairs bienveillants, une bonne relation avec l’entraîneur (catégorie « société ») et la possibilité de s’adonner à des activités physiques après l’école (catégorie « établissements »).

L’équipe s’emploie d’ores et déjà à transposer ses résultats sur le terrain en travaillant à la mise au point d’une intervention qui permet à des adolescents autistes de choisir les facteurs les plus importants à leurs yeux; l’offre d’activités est ensuite orientée en conséquence.

³¢â€™Ã©t³Ü»å±ð

L’article « », par Mathieu Michaud et William J. Harvey, a été publié dans le Journal of Autism and Developmental Disorders.

³¢â€™Ã©t³Ü»å±ð a été financée par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada et l’Initiative de recherche sur la participation au sport.

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