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Directrices adjointes

ALEXANDRA BAHARY-DIONNE

alexandra.bahary-dionne [at] mcgill.ca (Alexandra Bahary-Dionne) est candidate au doctorat à la Section de droit civil de la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa, où elle mène une recherche sur l’évolution du cadre juridique de l’endettement personnel dans le contexte de la financiarisation de l’économie. Ses travaux portent sur l’interaction entre droit, économie et inégalités sociales dans une perspective interdisciplinaire s’appuyant sur la sociologie du droit, la sociologie économique et la sociohistoire. Elle s’intéresse notamment au rôle du droit privé dans la régulation des rapports de pouvoir économiques et aux interactions entre le droit social et le droit privé qui caractérisent les mutations de l’État social.

Dans le cadre de sa thèse, Alexandra a été chercheuse invitée au Centre de sociologie des organisations à Sciences Po Paris (2023-2024) ainsi qu’à l’Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales de l’Université Paris-Dauphine (2025). Elle a également coordonné l’Observatoire pluridisciplinaire sur le devenir du droit privé à l’Université d’Ottawa et pris part à plusieurs projets de recherche collaboratifs portant sur des sujets variés, allant de l’accès à la justice au droit de la consommation, en passant par les perspectives postcoloniales sur le droit privé, l’intelligence artificielle et les cultures numériques.

Ses travaux ont été publiés dans plusieurs revues, dont Les Cahiers de droit, la Revue de droit de l’Université de Sherbrooke, la Revue Femmes et droit, le European Review of Digital Administration and Law et Sociologie et sociétés. Elle est également l’autrice de l’ouvrage L’accès à la justice au prisme des savoirs profanes, tiré de son mémoire de maîtrise primé par le Prix Minerve et publié aux Presses de l’Université de Montréal (2024). Sa recherche doctorale a aussi été récompensée par le prix Relève en droit civil de la Chaire Jean-Louis Baudouin de l’Université de Montréal.

Ses travaux ont été financés, entre autres, par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH), les Fonds de recherche du Québec (FRQ) et le Centre de recherche sur les inégalités sociales de Montréal (CREMIS).

Depuis 2022, Alexandra enseigne le droit des obligations à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa. En 2026, elle entreprendra une recherche postdoctorale à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), financée par le FRQ, sur l’impact des investissements immobiliers des fonds de pension sur le droit au logement.

VALÉRINE PINEL (en congé parental)

valerine.pinel [at] mcgill.ca (Valérine Pinel) est devenue directrice adjointe du Centre Paul-André Crépeau de droit privé et comparé en décembre 2024. Avant d’occuper ce rôle, elle y a œuvré comme chercheuse-coordonnatrice de projets depuis le mois de février 2024. Formée en droit civil en France, Valérine détient une licence en droit privé et un Master 1 droit pénal et sciences criminelles de l’Université Toulouse 1 Capitole. Parallèlement à ses études universitaires et ses nombreux emplois étudiants, elle a été bénévole au sein de l’association étudiante Genepi pendant 4 ans. En tant que bénévole, Valérine a notamment organisé des ateliers au quartier femme de la Maison d’arrêt d’Amiens, animé une émission radiophonique sur le thème carcéral et participé à des évènements de sensibilisation de la société civile sur les problématiques carcérales.

Elle a découvert le bijuridisme au Québec en 2018 grâce à un double diplôme entre l’Université Laval et l’Université Toulouse 1 Capitole, lui permettant d’obtenir une maîtrise en droit avec mémoire et un Master 2 en droit pénal et sciences criminelles. Son mémoire de recherche portait sur la détention provisoire et son impact sur les droits des justiciables.

Grâce à cette expérience au Québec, Valérine a développé un amour pour la recherche, ce qui l’a poussée à travailler comme auxiliaire de recherche à l’Université Laval, en droit criminel et en droit civil auprès de plusieurs professeures de la Faculté de droit. Valérine a coordonné la Chaire de rédaction juridique Louis-Philippe-Pigeon pendant un an, avant de rentrer en France pendant la pandémie. Durant cette parenthèse en France, Valérine a travaillé pour le ministère de la Justice en tant que conseillère pénitentiaire d’insertion et de probation. Son rôle était de prendre en charge des mesures et demandes d’aménagement de peine de personnes placées sous main de justice, sous le mandat du Juge de l’application des peines. Elle a également travaillé comme Professeure des écoles pendant quelques mois avant son retour au Québec.

De 2022 à janvier 2024, Valérine a été la coordonnatrice de la Chaire de recherche Antoine-Turmel sur la protection juridique des aînés, à l’Université Laval. Ses travaux de recherche ont majoritairement porté sur les biais de genre et d’âge au moment de la détermination de la peine concernant les femmes aînées, ainsi que sur les soins de fin de vie au Québec.


Coordinatrice administrative principale

SONIA DE RIGGIĚý(en congĂ© parental)

sonia.deriggi [at] mcgill.ca (Sonia De Riggi) travaille à temps partiel, depuis mars 2025, comme coordonnatrice administrative principale au Centre Paul-André Crépeau de droit privé et comparé.

Elle travaille Ă  łÉČËVRĘÓƵ depuis 7 ans et Ă  la FacultĂ© de droit depuis 3 ans.

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KAYLEY LAURA LATA

photo Kayley Laura Lata

kayley.lata [at] mcgill.ca (Kayley Laura Lata) est chercheuse au Centre Paul-André Crépeau de droit privé et comparé depuis mai 2024.

Elle s’intéresse au droit et aux sciences sociales, ainsi qu'à la signification qu’ils peuvent avoir l’un pour l’autre. Elle s’intéresse aussi à la place qu'occupe l'exception dans le droit, particulièrement en matière de politiques pharmaceutiques. Elle s’est intéressée, en outre, au raisonnement juridique et à la motivation des décisions administratives et judiciaires.

Kayley Laura a complĂ©tĂ© sa maĂ®trise en droit Ă  l’UniversitĂ© łÉČËVRĘÓƵ sous la supervision du Professeur Daniel Weinstock. Elle a rĂ©digĂ© son mĂ©moire de maĂ®trise sur la notion de nĂ©cessitĂ© mĂ©dicale qui sous-tend la couverture des soins de santĂ© au QuĂ©bec et au Canada. Son mĂ©moire retrace la gĂ©nĂ©alogie de la nĂ©cessitĂ© mĂ©dicale en s’interrogeant sur les mĂ©thodes et l’épistĂ©mologie du droit.

Pendant ses Ă©tudes, elle a Ă©tĂ© fellow du DĂ©partement d'Ă©quitĂ©, d'Ă©thique et de politiques de l’École de santĂ© des populations et de santĂ© mondiale de l’UniversitĂ© łÉČËVRĘÓƵ.

Elle a également complété ses examens du Barreau du Québec.

ATAGĂśN MERTĚýKEJANLIOÄžLU

atagun.kejanlioglu [at] mcgill.ca (AtagĂĽn Mert) KejanlioÄźlu travaille Ă  temps partiel au Centre Paul-AndrĂ© CrĂ©peau de droit privĂ© et compare. Il est candidat au DCL Ă  la FacultĂ© de droit de łÉČËVRĘÓƵ. Il est titulaire d'un diplĂ´me de premier cycle en droit et d’un diplĂ´me de master en droit public de l'UniversitĂ© Galatasaray (Istanbul, Turquie). Il a obtenu un autre premier diplĂ´me de master en droit public fondamental de l'UniversitĂ© Paris 1 PanthĂ©on-Sorbonne en 2016 avec sa thèse sur les PrĂ©sidents de la RĂ©publique dans les systèmes politiques turc et français. Il a Ă©galement travaillĂ© comme assistant de recherche et d'enseignement au dĂ©partement de droit constitutionnel de la FacultĂ© de droit de l'UniversitĂ© MEF (Istanbul, Turquie). Pour ses Ă©tudes doctorales, il a obtenu une bourse du Fonds de recherche du QuĂ©bec - SociĂ©tĂ© et culture (FQRSC). Ses principaux domaines d’intĂ©rĂŞt sont le droit constitutionnel comparĂ©, la thĂ©orie constitutionnelle et le droit europĂ©en des droits de l'homme.

EDITH PERRAULT

edith.perraulthebert [at] mcgill.ca (Edith Perrault) est avocate, étudiante au doctorat en droit à l'Université d'Ottawa et chargée de cours à l'Université du Québec à Montréal.

GHYSLAIN RAZA

ghyslain.raza [at] mail.mcgill.ca (Ghyslain Raza) est doctorant en droit à la Faculté de droit de l’Université Queen’s. Sa thèse, Cycles of Law: The Problem of the Duality of Law, sous la supervision du professeur Grégoire Webber, explore la tension entre les concepts de ius et de lex, ainsi que la nécessité de leur réconciliation dans la théorie du droit.

Il est titulaire d’une maĂ®trise en droit comparĂ© (LL.M.) de la FacultĂ© de droit de l’UniversitĂ© łÉČËVRĘÓƵ, rĂ©compensĂ©e par le Prix Henri-Capitant du meilleur mĂ©moire en droit pour son mĂ©moire François-Joseph Cugnet et la formation de la tradition juridique quĂ©bĂ©coise. Il y a Ă©galement complĂ©tĂ© les baccalaurĂ©ats en droit civil et en common law (B.C.L., LL.B.), et s’est vu dĂ©cerner le Prix Wainwright de la meilleure contribution Ă©crite au droit civil par un Ă©tudiant de premier cycle.

Ses recherches portent principalement sur la philosophie du droit, l’histoire des traditions juridiques, le droit constitutionnel, le droit comparé et le droit civil québécois. Il enseigne par ailleurs à la Faculté de droit de l’Université de Montréal, notamment les cours Fondements du droit, Droit constitutionnel, Théories du droit, Interprétation des lois et raisonnement juridique, et Système civiliste et common law. Il a aussi été assistant de recherche pour divers projets en droit privé, droit comparé et philosophie du droit.

Lauréat de plusieurs prix et bourses, dont l’Ontario Graduate Scholarship, la bourse Pilarczyk et la bourse Soberman en droit constitutionnel et fédéralisme, Ghyslain poursuit ses travaux dans une perspective à la fois historique et théorique, en mettant en dialogue les traditions juridiques afin d’éclairer la compréhension contemporaine du droit.

NATACHA TRAUTMANN

natacha.trautmann [at] mcgill.ca (Natacha Trautmann) est chercheuse responsable de la coordination des événements et de la communication au Centre Paul-André Crépeau de droit privé et comparé.

Après une licence en droit et une licence en littérature moderne à Aix-Marseille Université en France, Natacha a poursuivi ses études à l’institut de management public d’Aix-en-Provence. Elle y a obtenu un Master 1 puis un Master 2 en direction de projets culturels, spécialisé en management et en droit. Cette formation lui a permis d’allier son intérêt pour le droit et son appétence pour le domaine culturel en lui donnant les compétences nécessaires à la création de projets et les connaissances juridiques requises à la protection des artistes.

Avant d’arriver en 2024 à Montréal, Natacha a travaillé deux ans en tant que chargée de projets au sein d’un tiers-lieu associatif à Arles pour lequel elle a eu la chance de participer à la création et à l’élaboration de ses activités.

Une fois à Montréal, elle a rejoint l’équipe des Survenants comme coordinatrice de projets logistique pour des événements culturels gastronomiques. Cette expérience l’a grandement aidée à découvrir Montréal et la culture québécoise dans ses aspects les plus gourmands.

Natacha a un grand intérêt pour le domaine juridique et est ravie de pouvoir allier toutes les différentes facettes de ses formations au sein du Centre Crépeau et d’en apprendre plus sur le contexte bijuridique du Québec.

Universitaires

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Thomas Lessard

Photo Thomas Lessard1. Qu'est-ce qui vous a incité à devenir chercheur au Centre Crépeau ? 

Dans ma première année de droit, j’ai pu goûter aux traditionnels ateliers et séminaires, aux multiples textes doctrinaux et articles juridiques, ainsi qu’à une tonne de discussions avec des professionnel.les de milieux variés. Et, chaque fois que je me trouvais intéressé par un travail ou un projet, le Centre se trouvait en périphérie. Je me souviens avoir lu des textes en droit de la famille de la Professeure Christine Morin ou avoir assisté à une présentation du Professeur Michaël Lessard, et avoir remarqué que tous.tes ces juristes qui m’intéressaient étaient soit directement, soit indirectement, lié.es aux activités du Centre. Par conséquent, j’ai moi aussi voulu prendre part à cet épicentre de la recherche en droit privé et comparé.

2. Comment le bilinguisme influence-t-il votre approche ou compréhension du droit et de ses enjeux ?

« Imaginer un langage, c’est imaginer une forme de vie », disait Wittgenstein. Certain.es voient le bilinguisme comme un simple outil de traduction. Mais un mot représente bien plus que ses lettres et sa prononciation, c’est pourquoi les mots évoluent et les définitions changent. Entre le français et l’anglais, on se rend compte de l’influence que des « créations » humaines, comme les formes de droit ou les types de langues, ont sur leurs propres « créateu.rices ». Et c’est à travers cette lentille que le droit et ses enjeux doivent être considérés. Non pas comme un simple outil de justice, mais comme une de ces machines vivantes, dont les pièces ont été assemblées par essais et erreurs. Certes, certaines de ces pièces sont rouillées, certaines sont brisées, mais nous continuerons de les changer, de les améliorer, car, comme la langue, cette machine a autant besoin de nous que nous avons besoin d’elle.

3. Quelles sont les qualités ou défauts d'un·e bon·ne chercheur·euse en droit ?

Selon moi, la première qualité d’un·e bon·ne chercheur.euse en droit est la connaissance de ses intérêts. De repérer ce qui pique notre curiosité, ce qui nous fera en demander davantage, permet de changer un simple sujet de recherche en une quête personnelle de savoir. Que ce soit à travers l’angle par lequel on traite de la question juridique, ou par le choix d’approche, un·e bon·ne chercheur.euse en droit trouvera un moyen de se passionner. Car non seulement la démarche devient alors plus personnelle et enrichissante, mais le produit final en est de qualité redoublée. Cet attribut peut cependant se transformer en défaut quand l’intérêt mis dans une tâche nous fait oublier le temps qui passe et l’horaire habituellement chargé de la recherche juridique.


Michelle Lewis

Michelle Lewis entame sa deuxième annĂ©e du programme B.C.L./J.D. Ă  la FacultĂ© de droit de l’UniversitĂ© łÉČËVRĘÓƵ. Au cours de sa première annĂ©e d’études de droit, elle s’est dĂ©couvert un vif intĂ©rĂŞt pour les diffĂ©rences entre le droit civil et la common law, notamment pour la manière dont le droit privĂ© peut influencer des questions plus larges de politique publique et d’exercice des droits. Cet intĂ©rĂŞt l’a menĂ©e au Centre CrĂ©peau. ÉlevĂ©e comme anglophone avec des racines franco-ontariennes, Michelle s’est toujours intĂ©ressĂ©e au rapport entre la langue et l’identitĂ©, notamment Ă  la façon dont les variations d’expression peuvent influencer la comprĂ©hension qu’ont les individus des systèmes juridiques et leurs interactions avec ceux-ci. Elle s’intĂ©resse tout particulièrement au projet du Dictionnaire pour son rĂ´le dans la promotion du dialogue entre les expressions française et anglaise du droit civil quĂ©bĂ©cois, notamment lorsque la traduction directe ne parvient pas Ă  rendre compte des contextes historiques, culturels et juridiques entourant des concepts spĂ©cifiques. Michelle considère le projet du Dictionnaire comme une occasion unique d’amĂ©liorer l’accès Ă  la justice tout en favorisant un dialogue et une innovation continus entre les deux traditions juridiques du Canada.


Avant de commencer ses études en droit, Michelle a obtenu un baccalauréat spécialisé en sciences sociales et en science politique, avec une mineure avancée en français langue seconde, à l’Université d’Ottawa. Elle a aussi travaillé comme stagiaire parlementaire au sein de l’Association canadienne de science politique, où elle a collaboré avec des député·es, participé à des voyages d’études législatives et mené des recherches sur l’impact des courtes vidéos diffusées sur les réseaux sociaux sur les comportements parlementaires. De plus, grâce à son expérience au sein du Programme des pages de la Chambre des communes et auprès de différents greffiers parlementaires, Michelle a contribué à des recherches portant sur la possibilité d’intégrer un langage neutre du point de vue du genre dans les procédures et la rédaction parlementaires, une question qu’elle souhaite également explorer dans le contexte du Code civil.

Ses intérêts plus larges portent notamment sur la Charte québécoise et la Charte canadienne, en particulier sur la manière dont elles définissent, expriment, différencient et articulent les droits, ainsi que sur le fédéralisme et les procédures de modification constitutionnelle.


Léonard Ouellette

LĂ©onard Ouellette est Ă©tudiant au programme B.C.L./J.D. de la FacultĂ© de droit de l’UniversitĂ© łÉČËVRĘÓƵ, oĂą il complète Ă©galement une mineure en sciences politiques. PassionnĂ© par les questions d’accès Ă  la justice, son implication auprès de la Clinique juridique itinĂ©rante lui a permis de constater, de manière tangible, l’incidence que peuvent avoir les règles de droit privĂ© sur la trajectoire de populations vulnĂ©rables. Le projet des dictionnaires de droit privĂ© et lexiques bilingues du Centre Paul-AndrĂ© CrĂ©peau s’ancre donc naturellement dans son intĂ©rĂŞt Ă  mieux vulgariser le vocabulaire juridique. Il rejoint le Centre avec l’ambition d’allier la rigueur de la thĂ©orie juridique Ă  la rĂ©alitĂ© pratique rencontrĂ©e par les justiciables.


À l’été 2025, Léonard a réalisé un stage de 3 mois auprès de l’ONG Inclusiva, au Chili, un organisme militant pour les droits des personnes en situation de handicap dans le contexte de l’adaptation au risque et aux changements climatiques. Il y a produit un balado de 10 entrevues en espagnol et y a tissé de précieux liens avec divers acteurs et actrices du milieu académique et de la société civile. Ces rencontres l’ont inspiré à rédiger un projet de recherche sur les conceptions interculturelles du handicap comme outil pour repenser le cadre universaliste protégeant les droits des personnes en situation de handicap. Il ressort de ce stage avec la conviction profonde qu’un dialogue renforcé entre les différentes langues et traditions juridiques permet d’amener la réflexion juridique plus loin et il a hâte de poursuivre sur cette lancée au Centre Crépeau.


PrĂ©sident de l’Association des Ă©tudiant·es droit de łÉČËVRĘÓƵ, LĂ©onard croit fondamentalement en la force d’une communautĂ© tissĂ©e serrĂ©e. Il est donc emballĂ© de rejoindre la formidable Ă©quipe du Centre CrĂ©peau, oĂą fleurit depuis plus de 50 ans une communautĂ© de jeunes et grands esprits animĂ©s par la mission commune de faire rayonner notre tradition civiliste canadienne dans une perspective comparatiste.


Erin Porter

Erin est candidate au J.D./B.C.L. Ă  la FacultĂ© de droit de l'UniversitĂ© łÉČËVRĘÓƵ. Avant d'entreprendre ses Ă©tudes en droit, elle a obtenu son baccalaurĂ©at de l'UniversitĂ© de Toronto, avec une spĂ©cialisation en histoire du QuĂ©bec et en affaires europĂ©ennes, dont elle est diplĂ´mĂ©e Ă  titre de boursière du Provost. Elle continue de poursuivre son intĂ©rĂŞt pour l'histoire du QuĂ©bec en tant qu'assistante de recherche Ă  l'UniversitĂ© de Toronto.


Les intĂ©rĂŞts de recherche d'Erin comprennent le droit comparĂ©, la protection de la vie privĂ©e et le droit de la santĂ©. Ă€ titre de chercheuse au Centre de gĂ©nomique et politique, elle a contribuĂ© Ă  des travaux portant sur la discrimination gĂ©nĂ©tique et a publiĂ© deux articles dans le domaine du droit de la santĂ© et de la discrimination gĂ©nĂ©tique. Erin est Ă©galement la rĂ©dactrice en chef entrante du Quid, le journal Ă©tudiant de la FacultĂ© de droit de łÉČËVRĘÓƵ.


Cet Ă©tĂ©, Erin est particulièrement enthousiaste Ă  l'idĂ©e de rĂ©unir son intĂ©rĂŞt pour l'histoire, la langue et le droit quĂ©bĂ©cois au sein du Centre. L'influence de la culture quĂ©bĂ©coise sur le paysage social, politique et juridique du Canada l'occupe depuis de nombreuses annĂ©es, et ses Ă©tudes en droit Ă  łÉČËVRĘÓƵ lui ont offert l'occasion d'explorer cet impact dans un environnement bilingue et bijuridique.


Charlotte RuffoĚý

Charlotte Ruffo1. Qu'est-ce qui vous a incitĂ© Ă  devenir chercheuse au Centre CrĂ©peau ? Ěý

Quand on Ă©tudie le droit, on apprend un nouveau langage. Alors si j’ai toujours aimĂ© les mots, l’écriture et la lecture, je dois avouer que cette annĂ©e, plus que jamais, j’ai dĂ©couvert leur pouvoir. C’est parce que je trouve essentiel ce qui se crĂ©e au  Centre que j’ai voulu y travailler. Les dictionnaires juridiques sont des outils prĂ©cieux qui permettent un dialogue entre le français et l’anglais au sein d’une mĂŞme tradition juridique. Ă€ mon avis, ce projet aide Ă  dĂ©manteler certaines barrières que la langue crĂ©e  tant pour les  Ă©tudiant·es  en droit que pour les juristes et les  citoyen·nes.ĚýĚý

2. Comment le bilinguisme influence-t-il votre approche ou comprĂ©hension du droit et de ses enjeux ? Ěý

Les enjeux de traduction et de linguistique me touchent profondĂ©ment en tant que francophone qui ne veut pas voir le français quitter la sphère mcgilloise et qui souhaite encore moins voir des collègues anglophones freiné·es dans leur Ă©tude du droit civil quĂ©bĂ©cois en raison d’un manque de sources en anglais.  Le bilinguisme est en ce sens un vĂ©ritable avantage Ă  mes yeux. Il est très enrichissant de travailler au sein d’une Ă©quipe composĂ©e de personnes dont la langue maternelle est le français ou l’anglais. Les chercheur·euses du Centre s’entraident continuellement et cela suscite Ă  mon avis de beaux Ă©changes! J’apprends Ă©normĂ©ment de mes collègues.Ěý


Nancy Tang ChenĚý

Nancy Tang Chen est une Ă©tudiante en droit qui entame sa deuxième annĂ©e au programme BCL/JD Ă  la FacultĂ© de droit de l'UniversitĂ© łÉČËVRĘÓƵ. Son intĂ©rĂŞt pour le Centre dĂ©coule d’une curiositĂ© envers l’ambiguĂŻtĂ© omniprĂ©sente en droit : son rĂ´le sociĂ©tal empreint d'espoir d’une justice aveugle transformĂ© en frustration face aux institutions rigidement aveugles aux rĂ©alitĂ©s humaines, son interprĂ©tation juridique livrĂ©e au grĂ© des circonstances, et une sĂ©mantique vulnĂ©rable aux idĂ©ologies judiciaires. Si une rĂ©ponse existe Ă  ces tensions, elle se trouve certainement au sein du dictionnaire des personnes, nĂ© de l’intersection critique entre la rigueur de la terminologie juridique et l’expĂ©rience humaine vĂ©cue qu’elle tente d’encadrer. Tout un langage juridique prend alors forme.

La fascination de Nancy pour l’expression linguistique à travers divers médiums tels la récitation de poèmes, le jeu de comédienne, et la littérature, l’amène à constamment s'interroger sur les histoires cachées derrière chaque mot. Le travail minutieux du Dictionnaire au Centre est ainsi l’endroit idéal pour nourrir cette curiosité. Nancy s’intéresse particulièrement au droit comparé et au pluralisme qui se manifeste à travers les contextes historiques, sociaux, et politiques en marge des traditions juridiques. Cette sensibilité s’est notamment développée lors de son travail en tant que rédactrice dans les revues juridiques Inter Gentes: Droit International et Pluralisme Juridique ainsi que Rooted: Traditions Juridiques Autochtones. Elle poursuit cet intérêt en tant qu’auxiliaire de recherche auprès de la professeure Rosalie Jukier, collaborant sur des projets de droit comparé portant sur les juridictions mixtes tel le Royaume-Uni et l’Écosse et le droit colonial et coutumier en Afrique du Sud. Enfin, son désir de mettre le droit au service de sa communauté se traduit par des engagements bénévoles auprès d’organisations telles que Juripop, l’International Refugee Assistance Project (IRAP) en tant que co-directrice et la clinique juridique Compass en tant que chargée de dossiers.

Le Centre CrĂ©peau remercie la et le pour leur appui financier.Ěý

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